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Quelques mots pour vous dire que le moral est presque revenu à la normale. Oui il m’arrive de penser à papa, de lui parler même, quoique c’est moins fréquent que lors des premiers jours qui ont suivis sont décès.

Je suis passé plus tôt aujourd’hui ramasser les rares affaires qu’il avait en sa possession, soit une paire de lunette (que je tenais à garder comme souvenir) et un rasoir électrique qu’il avait eu en cadeau. Je crois comprendre que son linge a été remis à un organisme de charité.

Pour revenir à mon moral, je suis le premier surpris que la rapidité de mon deuil, quoique j’ai l’impression que celui-ci me réserve des surprises, car je sens que des larmes n’attendent rien d’autre pour sortir. Hier je pensais que ça y était, gracieuseté de quelques sanglots, mais j’ai l’impression que le plus gros reste tapis au fond de ma gorge. Tôt ou tard, le temps se chargera bien de la chose.

Je crois que le fait de partager mes états d’âmes contribue à ce que mon deuil se déroule relativement bien. Le fait de faire preuve d’une certaine vigilance, histoire de ne pas sombrer dans des patterns autodestructeurs, doit y être également pour quelque chose. Je dois vous admettre que j’ai dû me forcer un petit peu, car l’envie de faire la vaisselle, de me laver et d’aller au gym n’était pas au rendez-vous, mais je savais qu’il ne fallait pas que je tombe dans ce piège.

J’ose à peine imaginer comment j’aurai vécu ça si j’aurai été plus proche de mon père car, comme je l’ai mentionné dans d’autres billets, j’ai appris à éprouver de l’affection pour lui sur le tard. Faut savoir que sans jamais être orageuse, notre relation n’a jamais été très harmonieuse, surtout suite au décès de ma mère. Dieu sait qu’il a essayé à l’occasion de créer un certain rapprochement, mais sans grand succès.

C’est pas de sa faute, ni de la mienne, c’est juste ainsi… :/

Comme je lui ai dit lors d’une de mes visite (alors qu’il était dans le coma); « On se reprendra lors d’une prochaine vie papa. ».

Namasté.

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