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Le Xième Blogue du Chibouki Frustré

« Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture » – Hippocrate

Auteur

Le chibouki frustré

Comme sur un 10 cents

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Hum… Que dire après cette absence de 6 mois… Je ne sais trop…

L’humeur est so-so de ce temps ci, et cela pour toute sorte de raisons. Certaines dont je suis conscient, d’autres pas. Je me dis que ça va passer, mais je commence à trouver cette passe un peu longue.

Parmi lesdites raisons, il y en a deux qui sortent du lot, soit mes finances actuelles et ma vie sociale.

Il va de soit qu’au moment où j’ai pris la décision de me passer de coloc, j’étais bien conscient que ça ne serait pas facile financièrement, quoique dans l’ensemble c’est moins pire que ce à quoi je m’attendais. Cela dit, il y a des passes plus difficiles que d’autres, et celle-ci est assez pénible. Je suis bien conscient que ça va éventuellement se placer, mais présentement je trouve ça crissement rough et épuisant.

Dans un deuxième temps il y a ma vie sociale. Veut veut pas, plus je vieillis plus mon cercle d’amis rétrécis. Il y a ceux qu’on perd de vue naturellement (déménagement ou autre), et il y a ceux qu’on écarte de notre vie car, avec le temps, je suis de plus en plus intolérant envers ce qui m’agace et me déplaît. En théorie ça devrait être le contraire, pseudo sagesse oblige, mais dans mon cas il n’en est rien.

Résultat je me retrouve face à un dilemme: rester fidèle à moi-même quitte à me résigner à un semblant de vie sociale, ou faire ma guédaille à affection en faisant des efforts pour « tolérer » ces traits de caractère/agissements qui vont à l’encontre de mes valeurs et de mes intérêts?

Malheureusement ou pas, je penche vers la première option, car je préfère aller me coucher le soir en sachant que j’ai été honnête envers moi-même et, du même coup, auprès des autres, plutôt que d’être un morceau de casse-tête qui, dans l’espoir d’un câlin, essaye de transformer sa forme à tout prix pour pouvoir « fitter » avec les morceaux qui l’entoure… 😉

Comme dirait Martha

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Je me permet une petite visite éclair pour vous dire que tout va bien, et cela malgré le fait que je n’ai pas pondu de billets depuis près de deux mois.

Bien qu’il m’arrive de penser à lui de temps à autre, on peut dire que le deuil de la mort de mon père est chose du passé. Cela dit, je suis conscient que cette étape n’est pas terminé, car si tout se passe comme prévu, mon oncle doit organiser en Mai une cérémonie lors de laquelle l’urne de mon père sera enterrée. More to come on the subject I guess…

Cela étant dit, comme je le mentionne au début de ce billet je me porte assez bien. Discipline et vigilance oblige, mes finances reprennent du galon et cela malgré l’absence de coloc, situation que j’apprécie de plus en plus. Suis-je en train de devenir plus asocial qu’avant? J’en ai aucune idée, mais je n’ai jamais été aussi bien et peu stressé de ma vie, ce qui me porte à croire que « C’est quelque chose de bien » comme dirait Martha Stewart.

A bien y penser je ne crois que pas je sois asocial, car il est très rare que je refuse les opportunités de sortir, sauf que l’introverti que je suis se sent généralement plus à l’aise entre ses quatre murs en compagnie de ses deux chats, et réussi à combler en partie son absence de vie social via « les internets », voir notamment Facebook, et son travail.

Je me souviens qu’étant enfant j’aimais rester seul à la maison à faire des modèles à coller ou autre passe-temps du genre, alors que mes parents, surtout mon père, essayait à mon grand agacement de m’inciter à sortir et me faire des amis. J’imagine que ce désir perdure gracieuseté de l’enfant qui est en moi… Who knows.

Pour ce qui est de la santé ça va très bien. En attendant la fin de l’hiver je continue à m’entraîner au gym, et je penche de plus en plus du coté du végétarisme, quoique je pense que ça va éventuellement se limiter à devenir végétarien et non végétalien, quoique je suis ouvert à tout.

Pour conclure, ma soeur se porte toujours bien. Je la visite aux trois semaines environ, chose qu’elle semble apprécier. De mon coté, sans que ça soit au stade d’être plaisant, je trouve lesdites visites de moins en moins inconfortable au fil des semaines.

A+ et Namasté. 🙂

Le Retour

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Dimanche dernier j’avais rendez-vous avec Micheline (voir ma série de billets « Le Chant de la Forêt ») pour qu’elle me remette l’urne contenant les cendres de mon père, pour que je la remette éventuellement à mon oncle Robert, le tout dans le but d’une possible cérémonie posthume qui devrait avoir lieu en Mai, histoire de laisser la chance au sol de dégeler (pour enterrer ladite urne).

Alors que nous étions en train de manger, j’ai réalisé que le restaurant où nous étions n’étais qu’à une quinzaine de minutes de la résidence où on prend soin de ma sœur. Tel que décrit dans un de mes précédents billets, Mireille est atteinte de paralysie cérébrale et de déficience sévère, raison pour laquelle elle a passé la plus grande partie de sa vie en institution. D’ailleurs, je n’ai aucun souvenir d’avoir vécu à ses cotés.

Faut savoir que ça fait un sacré bout de temps que je ne l’ai pas vu. J’ai essayé à quelques reprises d’entreprendre de la visiter « régulièrement », mais sans grand succès. Les quelques fois que j’ai tenté la chose fut pour moi une expérience assez pénible, résultat en bonne partie de mon sentiment d’impuissance et de me sentir sérieusement inadéquat compte tenu sa condition. Faut comprendre que je suis souvent mal à l’aise vis à vis les gens qui souffrent de limitations mentales.

Cela étant dit, alors que la décision d’aller la voir se formait entre mes deux oreilles, j’ai soudainement pris conscience de la symbolique de la chose; je m’apprêtais à reprendre contact avec ma sœur, souhait qui était très cher à mon papa, le tout en transportant sur mes épaules l’urne contenant ses cendres.

————

Une demie-heure plus tard je sonne à la porte de la place où elle réside. La dame qui me répond me regarde avec curiosité, car elle n’a visiblement aucune idée de mon identité. Ça vous donne une idée du nombre de fois où j’ai visité ma soeur.

Je me présente, et cette dernière se met à rire. Pas un rire moqueur ou sarcastique, mais plutôt un rire joyeux. Un peu comme si elle était contente d’apprendre que Mireille avec un frère. Cette réaction m’a agréablement surprise, car je m’attendais à une douche froide qui, en ce qui me concerne, aurait été compréhensible.

Dès le « choc » passé, elle se dirige vers la chambre de ma soeur pour lui demander si elle connait un certain Martin. Cette dernière se trompe en lui disant qu’il s’agit de son papa, mais c’était suffisant pour convaincre la dame que je n’étais pas un imposteur.

A ma grande surprise, Mireille était très contente de me voir et, probablement de part ses limitations intellectuelles, ne semblait pas fâchée ou amère par ma longue absence. Je fus également surpris de constaté qu’elle s’exprime mieux qu’à mes souvenirs. On s’entend qu’on parle de conversations très limités, un peu comme on le ferait avec un jeune enfant; du genre « T’es-tu contente? », « Tu veux-tu du chocolat? », « Tu veux-tu aller dormir? », mais dans l’ensemble c’est nettement mieux qu’à ce qu’il me semblait.

Après avoir passé quelques minutes avec elle, j’ai fait part à la dame de la triste nouvelle concernant mon père, en n’étant conscient qu’il était préférable que je leur laisse le soin d’apprendre la nouvelle à Mireille, quoique nous n’étions pas certain à savoir si, de pars ses limitations intellectuelles, elle est en mesure de comprendre le concept de la mort.

Par la suite je suis retourné la voir, en lui promettant qu’elle était pour me revoir bientôt. Promesse que j’ai l’intention de respecter car, contrairement aux fois d’avant, j’ai trouvé la chose très agréable.

Namasté. 🙂

 

En attendant la neige

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Quelques mots pour vous dire que le moral est presque revenu à la normale. Oui il m’arrive de penser à papa, de lui parler même, quoique c’est moins fréquent que lors des premiers jours qui ont suivis sont décès.

Je suis passé plus tôt aujourd’hui ramasser les rares affaires qu’il avait en sa possession, soit une paire de lunette (que je tenais à garder comme souvenir) et un rasoir électrique qu’il avait eu en cadeau. Je crois comprendre que son linge a été remis à un organisme de charité.

Pour revenir à mon moral, je suis le premier surpris que la rapidité de mon deuil, quoique j’ai l’impression que celui-ci me réserve des surprises, car je sens que des larmes n’attendent rien d’autre pour sortir. Hier je pensais que ça y était, gracieuseté de quelques sanglots, mais j’ai l’impression que le plus gros reste tapis au fond de ma gorge. Tôt ou tard, le temps se chargera bien de la chose.

Je crois que le fait de partager mes états d’âmes contribue à ce que mon deuil se déroule relativement bien. Le fait de faire preuve d’une certaine vigilance, histoire de ne pas sombrer dans des patterns autodestructeurs, doit y être également pour quelque chose. Je dois vous admettre que j’ai dû me forcer un petit peu, car l’envie de faire la vaisselle, de me laver et d’aller au gym n’était pas au rendez-vous, mais je savais qu’il ne fallait pas que je tombe dans ce piège.

J’ose à peine imaginer comment j’aurai vécu ça si j’aurai été plus proche de mon père car, comme je l’ai mentionné dans d’autres billets, j’ai appris à éprouver de l’affection pour lui sur le tard. Faut savoir que sans jamais être orageuse, notre relation n’a jamais été très harmonieuse, surtout suite au décès de ma mère. Dieu sait qu’il a essayé à l’occasion de créer un certain rapprochement, mais sans grand succès.

C’est pas de sa faute, ni de la mienne, c’est juste ainsi… :/

Comme je lui ai dit lors d’une de mes visite (alors qu’il était dans le coma); « On se reprendra lors d’une prochaine vie papa. ».

Namasté.

Le Chant de la Forêt – Épilogue

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(Ce texte fait suite à une série de billets qui débute ici.)

Maintenant plus de trois jours depuis le décès de mon père. Au début je me suis surpris à lui parler régulièrement, et cela à voix haute (sauf en public évidement). En fait, la première chose que je lui ai dite en arrivant chez moi, et cela à mon grand étonnement/amusement, est de ne pas trop regarder le ménage… 😉

La première journée je lui parlais constamment. Le lendemain un peu moins, et hier presque plus. Je me souviens d’une personnalité qui, en entrevue, avait mentionnée qu’elle se sentait presque coupable de penser de moins en moins à son conjoint, et cela à peine quelques jours après son décès.Je dois admettre qu’une partie de moi se sent un peu comme ça.

Entendons-nous bien, je n’étais pas aussi proche de mon père qu’une personne peut l’être auprès d’un/e conjoint/e, au contraire même car nous n’avons jamais été très à l’aise l’un envers l’autre, mais son décès m’a affecté plus que ce à quoi je m’attendais, chose qui m’indique que mon cœur de pierre n’est pas si dure que ça. 😉

Est-ce que je pleure le père qu’il a été ou celui que j’aurai aimé qu’il soit? J’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que son départ me chagrine. D’ailleurs, j’ai hâte d’en pleurer une bonne shot histoire d’alléger mon coeur. J’ai passé proche de le faire à deux ou trois reprises, mais je me suis retenu à chaque fois à cause du contexte (travail, etc). J’espère que le fait de lui parler de moins en moins n’est pas un indicatif que je suis en train de dissimuler mes larmes sous un tapis. D’un autre coté je me dis qu’elles sortiront tôt ou tard. Ça m’a bien prit un an avant de pleurer ma mère…

————–

Je dois vous admettre que cette étape que j’appréhendais depuis longtemps, car ça faisait longtemps que l’état de mon père se détériorait, ne se déroule pas comme je le craignais. J’appréhendais beaucoup le regard de ma famille paternelle, car n’ayant été exposée qu’à un seul coté de la médaille, j’avais peur d’avoir été étiqueté en tant que le fils ingrat et égoïste qui n’a jamais été là pour son père, mais je n’ai rien ressenti de la sorte. Au contraire même. Faut savoir que contrairement aux membres de ma famille maternelle, je n’ai jamais été proche de la parenté du coté de mon père. D’ailleurs, quand une préposée au CHSLD m’a demandé le nom des parents de mon père pour l’acte de décès, je me suis surpris à ne pas le savoir. En fait, j’ai réalisé à ce moment là que je n’avais jamais connu mes grands-parent paternels. Aussi bizarre que ça puisse paraître, je n’avais jamais pris conscience que nous sommes supposés avoir deux grands-père et deux grands-mère. C’est pour vous dire à quel point je n’étais pas proche de la famille de mon père. D’ailleurs, j’ai appris pour la première fois que j’avais un oncle qui s’appelle Robert.

Pourquoi cette distance? J’en sais trop rien, quoique la « distance » pouvait littéralement être un facteur, car alors qu’à l’exception de mon oncle Raymond qui habitait à Montréal, tout ce beau monde là résidait dans les environs de Deschambault, alors que la parenté de ma mère habitait Montréal et Laval. D’ailleurs, mon oncle René et ma cousine Josée ont longtemps habités à un coin de rue de chez moi. Outre Raymond, il n’y a que mon oncle Claude (que j’aimais bien) que je voyais en moyenne deux fois par années, soit quand mon père décidait d’aller passer un jour ou deux à Deschambault. Faut dire que je m’entendais également bien avec mon cousin Michel, fils dudit oncle.

————–

Pour ce qui est de mon père il est possible qu’une cérémonie ait lieu au printemps, mais ça reste à voir. Mon oncle Robert s’est offert de voir à tout ça, et je lui en suis très reconnaissant car, pour être honnête, je ne savais pas trop quoi faire. Ma seule demande fut de récupérer la moitié des cendres car, comme vous venez de le comprendre, il sera incinéré, histoire que je puisse les déposer dans une urne ou tout autre contenant symbolique.

Je tiens d’ailleurs à profiter de l’occasion pour remercier Micheline (amie de longue date de mon papa), Louise (ma cousine), Robert (l’oncle dont je vous ai parlé) et, évidement, toute les personnes qui, de part leur support m’ont aidé (et m’aident encore) dans cette étape de ma vie.

Namasté! 🙂

Le Chant de la Forêt – Fin

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(Ce billet fait suite à ce texte, qui était la suite de ce billet.)

En revenant du cinéma, je constate que j’ai un message de la personne qui s’occupe de la curatelle de mon père qui me demandait de la rappeler le plus vite possible. Inutile de vous dire que je me doutais de la raison de son appel.

Mon père est parti rejoindre ma mère vers 18:30, soit deux heures après ma dernière visite. Au moment de ma visite sa respiration était de plus en plus difficile, et ils lui avaient même scotché les yeux, car ceux-ci restaient toujours ouvert, ce qui asséchait son globe oculaire. Je dois vous admettre que de le voir ainsi avait quelque chose de prémonitoire.

————

Repose en paix cher papa, car tu le mérite bien. Je suis certain que maman, matante Mariette et mononcle Claude s’occuperont bien de toi, et que tu sera surement mieux en leur compagnie que dans cette triste chambre sombre où tu étais confiné.

Comme je te l’ai demandé plus tôt, si tu t’adonnes à me payer des visites, ne regarde pas trop le ménage et pardonne moi si j’ai parfois tendance à me promener peu vêtu, mais c’est les avantages de ne pas avoir de coloc.

Pour ce qui est de Mireille, comme je te l’ai dit lors de ma visite de tantôt, j’ai parlé plus tôt à l’agente qui s’occupe de son dossier, et elle va déposer ma requête pour que je sois la personne ressource pour sa curatelle, l’équivalent de ce que Micheline à fait pour toi finalement.

On l’a pas toujours eu facile papa, mais je t’aime car je sais que tu as toujours fait de ton mieux, quelque chose que j’ai malheureusement réalisé sur le tard.

Je te donne une gros accolade, et soit heureux.

Ton fils xx

PS: Demain soir je vais surement regarder Le Chant de la Forêt en ton honneur. Je te garde une petite place si ça t’adonne de passer. 🙂

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Pour le dernier tome de cette série de billets, cliquez ici.

Le Chant de la Forêt – La Suite

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(Petit billet pour faire suite à mon texte d’hier.)

J’ai été voir mon père ce soir, et je me dois de dire que sont état semble s’être sévèrement aggravé. Bien qu’hier sa respiration était bruyante, quoique pas vraiment plus que lors de mes dernières visites, ce soir c’était vraiment pire.

J’ai eu la chance de parler à un infirmier qui m’a donné un peu plus de détail. Il tenait à préciser quelque chose, soit que bien que l’état de mon père s’apparente à un coma, ça n’est pas vraiment un. Bien qu’il ne trouvait pas le terme exacte de sa condition, il se rangeait du bord de ses collègues. soit que les symptômes sont sensiblement les mêmes que ceux d’un coma, et que, malheureusement, les conséquences risquent d’être les mêmes. Il m’a rassuré sur le fait qu’il ne souffre probablement pas, étant donné qu’on lui administre de la morphine, et cela depuis un certain temps déjà.

Cela dit, je suis resté un certain temps à ses cotés, en le rassurant de nouveau que je veillerais au bien-être de ma sœur, et qu’il n’avait pas à s’en faire pour moi car ma vie est nettement mieux que ce qu’elle a déjà été.

Je dois vous admettre que j’appréhendais cette étape depuis longtemps, et que j’angoisse un petit peu à l’idée que mon téléphone peut sonner à tout moment pour m’annoncer qu’il est parti rejoindre ma mère et la majorité de ses frères et sœurs, mais j’essaye de ne pas trop focusser là-dessus. Rien de mieux que de poster des vidéos de chats sur Facebook pour se changer les idées…

Pour ce qui est de ma sœur, j’ai eu la chance plus tôt aujourd’hui de discuter avec sa travailleuse sociale, et éclaircissements sur ce que pourrait être mon rôle oblige, j’ai décidé de revenir sur ma décision initiale (voir mon billet d’hier) et d’être son « curateur ». Cela dit rien n’est encore fait, car je n’ai pas eu la chance de parler à l’agente du Curateur Public, mais j’ai espoir que tout devrait bien se dérouler.

Je vous tiens au courant. 🙂

PS: En passant, comme vous l’avez peut-être constaté j’ai changé le titre de mon blogue de « Le Blogue du Chibouki en Santé » à « Le Xième Blogue du Chibouki (supposément) Frustré », car primo ledit blogue n’est plus axé uniquement sur mon virage santé, et que je tenais à préserver un lien avec mon autre blogue que je n’utiliserai probablement plus.

Namasté. 🙂

Pour le suite de ce billet, cliquez ici.

Le chant de la forêt

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Je sais… Long time no see… What can I say:/

Cela dit, la vie est curieusement faite des fois.

La semaine dernière, je reçois l’appel d’une agente du Curateur Public s’informant si je suis bien le frère de Mireille X.

Ben oui, j’ai une sœur pour ceux qui ne le savent pas. Elle a quelques années de plus que moi, et à vrai dire outre le lien de sang qui nous unis, je n’ai pas vraiment de liens avec elle. Souffrant d’une forme de paralysie et accusant un certain retard, elle a toujours été institutionnalisée et n’a jamais vécu à mes cotés, ce qui explique en partie le fait que je n’ai aucunes attaches à son égard. Dieu sait que j’ai essayé à quelques reprises de créer un attachement, mais sans succès. Elle n’y est pour rien en passant, c’est moi qui n’y arrive pas.

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Mon père, ma soeur et moi-même, et cela au milieu des années 80.

Pour revenir au vif du sujet, ladite agente m’informe que le centre qui héberge ma sœur ne veux plus gérer son dossier (ils sont prêt à la garder, mais pas de s’occuper des responsabilités tel que ses finances, etc), et veux savoir si je serais partant pour me porter responsable d’elle. Je lui ai expliqué qu’étant donné que j’arrive à peine à me faire vivre, je n’ai pas les ressources financières et matériels pour m’occuper d’une autre personne. Ce à quoi elle a essayé de me rassurer en me disant que le chances étaient minces que j’ai à débourser quoi que ce soit considérant les prestations qu’elle reçoit, mais qu’il pouvait arriver que j’ai à fronter de l’argent en cas de pépin, argent que je n’ai malheureusement pas. Sur ce, nous avons convenus qu’il était préférable qu’elle se retrouve sous la curatelle, comme c’est le cas avec mon père.

En parlant de mon père, plus tôt aujourd’hui, et cela sans raisons apparentes, je me suis mis à penser à un film de l’ONF qui porte le titre de Le Chant de la Forêt. Faut savoir que j’ai beaucoup d’affection pour ce documentaire, car c’est le premier film que je me souviens d’avoir vu au cinéma, et cela en compagnie de mon papa. En fait, c’est l’une des rares activités agréables que nous avons faite ensemble. Après quelques recherches je l’ai trouvé sur le site de l’ONF, et juste en regardant les premières minutes je me suis revu assis à ses cotés alors que j’avais à peine 7 ans et, nostalgique, ça m’a donné le goût d’aller le visiter au CHSLD où il réside, même si j’avais prévu de le voir que la semaine prochaine.

Quand je suis arrivé, comme à son habitude il était couché dans sa chambre. J’ai tiré une chaise et je me suis assis à coté du lit. Son état n’étant guère mieux qu’à l’habitude, il semblait dormir les yeux grands ouverts, chose qui ne m’a pas inquiété, car ce n’était pas la première fois que ça se produisait. Voyant que je n’arrivait pas à le sortir de cette espèce d’état, je me suis contenter de lui parler et, pour une rare fois, sans me préoccuper à savoir si ce que je lui racontais était d’intérêt ou pas, et sans me demander si il était en mesure ou non de comprendre ce que je lui disais.

Je lui ai dit à quel point j’appréciais de ne pas avoir de coloc, que je travaille fort-fort à rétablir ma santé financière (sujet que je n’aborde généralement jamais avec lui), que je continue à faire attention à ma santé et à ma taille de taon, et que coté travail tout se passe bien. Je lui également confier que je l’aimais et que, conscient que sont état de fait que dépérir au fil des mois, j’espérais que nous allions nous reprendre dans une autre vie. Faut également savoir que nous n’avons jamais étés proches. En fait, comme je le précise indirectement plus haut, la grande majorité de notre relation laisse à désirer, et bien que nous avons respectivement fait de notre mieux, nous en sommes tout les deux responsables. Je l’ai embrassé sur le front et je suis parti.

J’arrive chez moi et je vois une lettre du Curateur Public dans la boîte à malle. Je l’ouvre pour, finalement, constater qu’elle fut visiblement envoyé avant mon entretient avec l’agente. Réalisant que ce n’était qu’un copier/coller de ce que m’avait demandé ladite agente, je me suis dit que l’affaire était close et, après l’avoir détruite à des fins de sécurité, j’ai déposé les morceaux dans le bac à recyclage. Plus tard dans la journée j’ai repensé à tout ça, et je me suis dit que je ne perdais rien à communiquer avec le centre où réside ma sœur, histoire de voir à quoi ça m’engagerait concrètement de me porter responsable d’elle, en me disant également que ce n’est pas à tout les jours que la vie nous donne la chance de nous reprendre… De faire la BONNE chose.

J’ai alors recollé les morceaux de la lettre, et effectué quelques téléphones. Me reste plus à attendre mes retours d’appels, mais l’agente qui semblait heureuse d’entendre ma voix m’a laissé savoir que même si le processus de curatelle était en branle, celui-ci prend quelques mois et que j’avais un buffer d’une semaine ou deux pour changer d’idée sur ma décision initiale.

Vers 17:00 le téléphone sonne. Je répond trop tard, et la personne ne laisse pas de message. Parano comme je suis, je fais « *69 » pour constater que le numéro de l’appelant ne me dit rien. Je fais une petite recherche sur les internets pour réaliser qu’il semble provenir de la personne en charge de la curatelle de mon père, qui se trouve à être une de ses anciennes blondes. Je l’appelle en assumant que, étant responsable de mon père, que elle aussi avait probablement reçu une lettre pour la curatelle de ma sœur, mais il n’en était rien. En fait, elle voulait simplement s’assurer que j’étais au courant que mon père était dans le coma, et que ses jours sont comptés!!!

N’arrivant pas à rejoindre le CHSLD et ne sachant pas trop à quoi m’en tenir, je retourne là-bas où j’ai appris qu’il est dans le coma depuis samedi (ça aurait été le fun que je le sache, mais bon), et que ses jours seraient effectivement comptés. J’ai profité de l’occasion pour passer du temps avec, peut-être pour la dernière fois, en lui disant de nouveau que je l’aime, et qu’il n’avait pas à s’en faire pour Mireille, que j’étais en train de faire les démarches pour (possiblement) m’occuper elle, chose que je sais qui faisait partie de ses derniers souhaits.

Quoiqu’il advienne, que ce soit du coté de mon papi ou de Mireille, je vous reviens là-dessus.

Namasté.

(Pour la suite de ce billet, cliquez ici.)

Petit train va loin!

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Après une brève lecture de mon précédent billet, auquel ce titre fait allusion, force d’admettre que ça va beaucoup mieux, et cela malgré une vilaine foulure de la cheville qui, du moins pour l’instant, me limite un petit peu.

Qu’est-ce qui vaut cette remonté du moral? Probablement un mélange de facteurs. Outre un petit break momentané, et cela pour la raison décrite ci-haut, je fais beaucoup d’exercice ce qui, visiblement, joue beaucoup sur le moral. En fait, je suis vraiment devenu accro du jogging. Au début, j’y allais peut-être un peu trop fort en m’entraînant à chaque jour ce qui, pour des genoux inexpérimentés et fragiles, surtout pour celui de droite, n’est pas toujours évident. Depuis, j’essaye de me limiter à une course aux deux jours, quitte à faire du vélo entre-temps, histoire de permettre à mon corps de récupérer au besoin. Outre ma récente foulure, j’ai pas à me plaindre car je ne me suis pas blessé ou quoi que ce soit de la sorte. En fait, et cela à ma grande surprise, mon asthme qui était sous contrôle depuis sa réapparition il y a quelques mois, semble dorénavant complètement disparue.

Coté alimentation ça se passe nettement mieux car, je dois l’admettre, j’avais fait quelques faux pas depuis cet hiver. Rien de bien grave, mais rien de bien bon non plus. Il m’arrivait souvent de m’acheter des chips chose qui, ironiquement, fut le premier élément que j’avais éliminée de mon alimentation au début de mon virage, et je consommais un peu trop de pain à mon goût, et cela même si ce n’était pas du pain blanc. D’ailleurs, j’associe principalement le retour momentané de mon asthme que j’ai décrit plus haut à ces quelques écarts de conduite et à ma sédentarité hivernale. Depuis j’ai réussi à me désintoxiquer des mautadines de chips car, faut pas se le cacher, il s’agissait bien d’une dépendance, et à réduire considérablement ma consommation de féculents, surtout pour ce qui est dudit pain. D’ailleurs les seuls moments où il m’arrive d’en consommer est lorsque je n’ai pas le temps de préparer ma crème Budwig, et encore là j’opte pour le pain le plus santé possible. Le tout accompagné d’un bon jus maison, habitude qui perdure depuis presque deux ans déjà!

Sinon, pour les autres aspects de ma vie ça va relativement bien. Coté travail ça se «toffe». Période occupée dans le domaine de la quincaillerie oblige, il m’arrive de trouver ça accablant, mais expérience oblige je sais que ça va passer.

Coté vie au foyer ça va très bien car, scoop (j’en ai même pas parlé sur Facebook, ego oblige): the coloc is gone! Ben oui, once again, mais les circonstances sont un peu différentes. Samuel est probablement l’un des meilleurs colocs que j’ai eu, et cela malgré que, tout comme moi, il n’était pas le coloc idéal. En fait, et c’est là où la donne est différente, j’en suis venu à un possible constat; pis si c’était moi le problème? Cela dit, j’ai eu mon lot de colocs problématiques, oh que oui, mais peut-être ne suis-je pas fait pour vivre en colocation moi qui, comme la plupart de mes proches le savent, suis quelqu’un de solitaire. Cela dit, pour ce qui est du départ de Sam, le tout est relié au fait que suite à de récentes déboires avec mon propriétaire, je songe sérieusement à déménager, et cela dès qu’une bonne occasion se présentera. Dans un tel contexte, avoir un coloc à sa charge (façon de parler) est plus un obstacle que d’autre chose. Est-ce que Samuel est celui qui va mettre un terme à ma saga des colocs? J’ose même pas répondre à cette question, quoique ma réalisation pour ce qui est de mon possible manque d’affinités à vivre en colocation risque de peser dans la balance… 😉

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Quoi d’autre… Mon pauvre papa va de pire en pire… Les deux ou trois dernières fois où j’ai été le voir, il semblait avoir sérieusement régressé lui qui, pourtant, ne volait pas très haut en partant. Peut-être est-ce l’effet des médicaments. Peut-être est-ce moi qui se présente jamais au bon moment. J’ai l’intention de prendre rendez-vous avec son infirmière, histoire de savoir un peu plus à quoi m’en tenir. Cela dit, j’ose croire que c’est mon timing qui fait défaut, car je ne peux attribuer son comportement (ou absence de comportement, car bien que je le réveille, il continue de ronfler et de regarder dans le vide comme si je n’étais pas là) qu’à l’effet de quelconques médicaments.

Je vous tiens au parfum dès que je sais d’avantage à quoi m’en tenir!

Namsté!

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