Dernière mise-à-jour de ce texte: 12 Décembre 2015, écrit originalement en Janvier 2014

Prendre note que ce texte fut originalement écrit à l’époque où ce blogue se voulait un complément à mon autre blogue, et était uniquement axé sur mon virage santé. Depuis il a changé de nom et de vocation, histoire de tout mettre dans un seul et unique site.

Je n’ai pas toujours été obèse, mais dans ma tête j’ai toujours été «gros». Certains diront que le terme obèse est un peu fort mais, médicalement parlant, mon surplus de poids me rentrait dans cette catégorie.

C’est à la fois fascinant et triste car, comme mentionné plus haut, je me suis toujours perçu comme étant gros, alors que lorsqu’il m’arrive de voir des photos de jeunesse, je réalise que ce ne fut pas toujours le cas. En guise d’exemple, voir le montage ci-dessous, où on peux me voir à mon plus maigre, et à mon plus gros.

montage

D’où vient cette impression qui m’a toujours hanté? Visiblement un amalgame de facteurs, dont les remarques constantes de mon pauvre papa concernant mon poids, mais je considère que le pourquoi de la chose n’a pas vraiment d’importance. Du moins plus maintenant… 😉

Bien que j’ai toujours eu quelques poignées d’amour, je me suis mis à me réfugier dans la nourriture (ou était-ce pour me protéger en me créant une «armure»?) après avoir été abusé sexuellement par le fils d’un voisin. D’ailleurs, juste à regarder les deux photos ci-dessous, on peux deviner le «avant» et «après»… :/

Moi

Veut veut pas, avec le temps, une association malsaine, quoique courante, s’est faite dans ma tête entre «nourriture» et «réconfort». Association qui m’aura habité pendant la grande majorité de ma vie.

Le déclic

Ma pseudo épiphanie s’est produite lors de la première semaine de Novembre 2013, alors que j’écoutais un épisode de «Maigrir ou Mourir» (une télé-réalité à sensations connu en anglais sous le titre de «Extreme Weight Loss»).

Abasourdi par ces gens atteint de ce que les médecins décrivent comme étant de l’obésité morbide (je déteste ce terme en passant) qui, contre toutes-attentes, réussissent à faire un finger à leur saboteur interne, et arrivent à sortir spectaculairement de leur zone de confort, je me suis dit que si un pauvre bougre de 400 livres amputé d’un bras arrive à perdre presque la moitié de son poids en 12 mois, quelle excuse ais-je pour ne pas arriver à perdre une quarantaines de livres?

Ryan Sawlsville, avant et après (avec son bras artificiel).
Ryan Sawlsville, avant et après (avec son bras artificiel).

Certains me diront avec raison que l’idéal est de s’aimer tel que nous somme avec ou sans nos bourrelets, chose sur lequel j’ai travaillé pendant des années, sauf que si le plan «A» ne marche pas, faut éventuellement se magasiner un plan «B».

Faut dire que mon thème pour 2013 fut de ne plus hésiter à sortir de ma zone de confort, alors j’imagine qu’après 10 mois de pratique, je fut enfin prêt pour cette étape dans ma vie.

Veut veut pas, sortir de sa zone de confort ne se limite pas à oser faire des sauts en bungee, ou de manger des sauterelles à l’insectarium. Ça veut également dire faire de la vaisselle quand ça nous tente pas ou de prendre le temps de se faire un bon repas plutôt que de se faire venir une pizza en restant écrasé CONFORTablement sur son divan. Ça veut également dire faire à l’occasion un finger à cette petite voix qui, trop souvent, nous incite à prendre l’escalier roulant plutôt que les marches, ou à demander un extra fromage sur notre poutine.

Tanné d’opter pour des photos vieilles de 20 ans en guise d’image de profil sur ma page Facebook plutôt que de mettre une photo récente de ma grosse face, tanné d’éviter ma réflexion à chaque fois que je croisais un miroir, tanné de regarder ma balance comme si elle avait l’inscription « 666 » de gravée dans le cuir chevelu, un bon matin de Novembre, soit vers le 8 Novembre si je me base sur un de mes statuts Facebook, je me suis dit qu’assez était assez!

Chris Powell
Chris Powell

Merci Chris Powell, et cela malgré tes méthodes de perte de poids un tantinet discutables… 😉

A l’action!

Bien que le show de Powell mise sur l’activité physique, l’ingrédient primordial de toute perte de poids est l’alimentation. La première chose que j’ai fait est de ne plus acheter de chips ni de boissons gazeuse (j’avais l’habitude de consommer une quinzaine de canettes de liqueur et une dizaine de sacs de chips par semaine). Ensuite, ce fut d’arrêter d’aller au resto, moi qui pourtant y allait plusieurs fois semaines, que ce soit pour manger un bon risotto au Valois, ou un combo poutine/cheeseburger à La Pataterie. En fait, depuis Novembre 2013, les seules fois que je vais au restaurant, sont lors d’activités sociales.

La deuxième chose que j’ai faite, conséquence directe de la première, fut de me mettre à cuisiner.

Étant un fan de pâtes, la grande majorité de mes repas en était composé, quoique au lieu d’avoir une assiette contenant 70% de pâtes, 20% de sauce rosée, 10% de champignons (que j’adore!) et une tonne de fromage pour gratiner la chose, j’optais dorénavant pour un plat comprenant 20% de pâtes, 15% de sauce (rosée ou autre), 65% de champignons et une pincée de fromage (Arrivederci pâtes gratinées!). De part ce nouvel équilibre des ingrédients (et la quantité minimale de fromage), je passais du coup d’un plat de 1500 calories, à une assiette qui en compte 400. C’est considérable considérant qu’en moyenne, un homme adulte sédentaire devrait en consommer 2100, versus 1800 calories pour une femme. Moins que ça tu maigris, plus que ça tu grossis. C’est aussi simple que ça.

Sincèrement, mes assiettes de nachos ressemblait à cela, mais avec plus de fromage!
Sincèrement, mes assiettes de nachos ressemblait à cela, mais avec plus de fromage et de la crème sure!

Prendre également note que du même coup, et cela à ma grande surprise sans aucun efforts de ma part, j’ai arrêté de manger des nachos! Pas pour la quantité phénoménale de fromage que je mettais, ni pour la montagne de crème sûre qui l’accompagnait, mais plutôt pour la quantité monstre de sodium contenue dans les croustilles. On s’entends-tu que les 2 à 3 assiettes que je me faisais par semaine devaient, au minimum, contenir 2000 calories!

Je crois que la raison derrière cette «facilité» que j’ai eu à fermer les yeux sur ces mets que j’aimais tant réside dans le fait que je désirai apporter ces changements, plutôt que de m’imposer des «restrictions», quoique à bien y penser, je crois que la clé de mon succès se situe dans ce désir conscient de vouloir sortir de ma zone de confort. Se ramasser un chips au ketchup pis un Cole Zéro au dépanneur c’est facile (confort), alors que de boire une verre d’eau et de grignoter des bâtonnets de céleri (avec du humus tout de même) demande un peu plus de volonté.

De toute façon, un Coke pis du céleri, c’est pas la plus alléchante des combinaisons… 😉

C’est en forgeant qu’on devient forgeron

Étant de plus en plus motivé à bien manger, autant pour maigrir que pour ma santé, je me suis mis à fouiller dans ma bibliothèque, et je suis tombé sur un des rares livres du genre que je possédais encore, soit « Aliments Magiques ». Demandez-moi pas quand et pourquoi je l’avais acheté, mais il était là à m’attendre.

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Je me suis assis à ma table, et j’ai passé au travers ledit ouvrage en quelques heures. D’ailleurs, ma coloc était toute déboussolée de me voir avec un livre entre les mains, plutôt que d’être assis devant la télé… 😉

Au fil des pages, j’ai noté tout ce que je trouvais intéressant, en me faisant une liste de tout plein d’aliments à ajouter à mon alimentation, que ce soit en passant du saumon, aux graines de chia.

Au cours des semaines suivantes, mon menu hebdomadaire a passé de 14 plats de pâtes (outre le déjeuner je ne mangeais que ça, les seules variations résidaient dans le type de pâtes, les sauces et l’ajout d’autres légumes que les champignons), à 6 ou 7, le restes des repas étant composé de poissons (aliment que je ne mangeais jamais avant) et de quelques salades occasionnelles.

Épiphanie n.2

Mi-Décembre, je me cherche quelque chose à regarder sur Netflix, et mon attention tombe sur un film. Étant fan de documentaire, j’ai décidé de donné une chance à « Fat, Sick and Nearly Dead » (pour le visionner gratuitement, cliquez ici).

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Dans ledit film, on suit le parcourt (littéralement) de l’australien Joe Cross qui, équipé de sa centrifugeuse alimentée à même sa voiture, décide de profiter d’un périple aux États-Unis pour faire un jeûne de 60 jours, où sa diète ne consiste que de jus de légumes/fruits, le tout supervisé par son médecin.

De part son expérience et certains des commentaires des intervenants qu’il interview, j’ai réalisé beaucoup de chose sur l’alimentation, que ce soit de l’importance des aliments dits «vivants» (légumes, fruits) et des repas préparés soit-même, versus les repas/aliments usinés.

Vous allez me dire que ce n’est pas nouveau tout ça, sur ce quoi vous avez raison. La seule différence, c’est qu’avant je savais tout cela, maintenant je COMPREND et suis en parfait accord avec les notions que le film véhicule.

Lorsqu’on constate les changements physiques et mental qu’apportent lesdits changements d’alimentation sur Joe et les autres personnes qui ont tentés l’expérience, voir notamment l’incroyable métamorphose de Phil Staples (voir photo ci-dessous), c’est difficile de nier ce qui, à mes yeux, est une réalité.

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Dans le même ordre, je recommande également « Hungry for Change »

Conclusion

Pour conclure cette trop longue mise-en-situation, depuis le début de ma «métamorphose» intérieure (et extérieure), je me nourris nettement mieux qu’avant (beaucoup de fruits et, surtout, de légumes) et je fais beaucoup d’exercice, voir notamment du vélo et, depuis peu (juin 2015), de la course à pied!

Depuis le début de cette aventure, j’ai plus d’énergie, je n’ai presque plus de maux de tête, mon asthme est sous contrôle et, en date du 23 Juillet 2015, je maintient mon poids à 180 livres (j’avais repris une dizaine de livres durant l’hiver 2014/2015, mais je suis finalement redescendu en bas desdits 180 livres).

Ajoutons à cela mon amour propre qui reprend finalement du poil de la bête, que ce soit de par les «efforts» que je déploie que de part mes pantalons qui deviennent de plus en plus amples, et on se retrouve avec un Chibouki qui ne s’est jamais senti aussi bien.

Pour ce qui est du reste, et bien vous le découvrirez en même temps que moi, via ce blogue… 🙂

Namasté!

ma transformation_Aout 2014